La cabrette franchit un cap !
La cabrette, cornemuse emblématique de l’Auvergne, continue de faire vibrer les traditions. Le recensement national des cabrettaïres vient de franchir un cap symbolique avec l’inscription de son 200ᵉ musicien : David Joël, installé à Arzenc-d’Apcher.
Instrument au timbre puissant et expressif, la cabrette a longtemps accompagné les bourrées et les bals populaires du Massif central, notamment au sein des communautés auvergnates installées à Paris. Après un déclin au XXᵉ siècle, elle connaît aujourd’hui un véritable renouveau grâce à l’engagement de passionnés, d’enseignants et de musiciens qui perpétuent et réinventent son répertoire.
Plongez au cœur des traditions à Saint-Flour !
Chaque été, Saint-Flour devient le point de rencontre incontournable de celles et ceux qui font vivre les musiques, les danses et les savoir-faire populaires. Le stage de musique traditionnelle, arts et traditions populaires s’impose, année après année, comme un moment privilégié de transmission, de partage et de découverte.
Pendant plusieurs jours, passionnés, débutants curieux et artistes confirmés se retrouvent dans une ambiance conviviale pour explorer un patrimoine vivant et vibrant. Ateliers de musique, stages de danse, rencontres avec des intervenants passionnés… chaque instant est une invitation à plonger dans la richesse de nos cultures régionales.
20ème anniversaire du Prix Arverne : « on n’a pas tous les jours 20 ans ! »
En effet, ils furent bien célébrés, comme il se doit, ces 20 ans du Prix Arverne, prix littéraire de la Ligue Auvergnate, créé en 2007 !
Ils furent festifs, joyeux, musicaux, avec une once appréciée d’émotion et de sérieux, de culture évidemment et une élégance certaine, en présence d’une vaste assemblée d’Auvergnats à Paris.
C’est à 19h, à la brasserie : « le Capone », au cœur de Paris, Place de la Nation, que furent conviés les amis du Prix Arverne et ils furent nombreux, à se presser pour assister à la remise officielle du 20ème Prix Arverne et se faire dédicacer le roman primé par le lauréat du Prix Arverne 2026 : Julien LESCHIERA pour son roman : « L’Epris littéraire » paru aux éditions Le Dilettante.
Musée du Veinazès – ambiance & collections
Le Musée du Veinazès propose une immersion vivante dans le monde rural du XXe siècle, à travers une riche collection de milliers d’objets.
On y découvre une véritable reconstitution de la vie quotidienne d’autrefois :
- Les ateliers de village : menuisier, sabotier, forgeron — avec leurs outils et gestes traditionnels.
- Les commerces d’époque : notamment un petit bazar typique des années 1960-70, plein de nostalgie.
- Les savoir-faire artisanaux : vannerie, distillation, vinification, qui témoignent d’un patrimoine technique et culturel précieux.
- Les techniques agricoles : démonstrations de battages, locomobile à vapeur, moteurs anciens et tracteurs.
- L’art populaire : œuvres brutes, naïves ou singulières, reflet de l’expression locale.
C’est un lieu à la fois pédagogique et émouvant, qui permet de comprendre comment vivaient, travaillaient et créaient les générations rurales avant la modernisation.
Un demi-siècle de formation au Sacré-Cœur, entre héritage et modernité...
Au cœur de Saint-Chély-d’Apcher, le lycée Sacré-Cœur confirme plus que jamais son rôle d’acteur majeur de la formation. À l’occasion de son 50ᵉ anniversaire, l’établissement célèbre un demi-siècle d’engagement éducatif, tout en rappelant des racines bien plus anciennes, remontant à 1837, lorsque les frères du Sacré-Cœur fondèrent une première école destinée aux garçons.
C’est dans ce cadre chargé d’histoire que Sarah Royer, Pastourelle de la Lozère et de la Ligue Auvergnate 2026, nous a accueillis. Actuellement étudiante en BTS hôtellerie-restauration au sein de l’établissement, elle incarne une nouvelle génération formée aux exigences des métiers du service et de l’excellence.
Robert Four...
Parcours d’un entrepreneur auvergnat entre tradition et modernité.
Né en 1927 à Aurillac, dans le Cantal, Robert Four grandit dans une famille issue d’une longue lignée de paysans sans terre. Héritier d’un monde rural marqué par des siècles de vie pastorale, il voit dès son enfance s’amorcer les grandes transformations du XXe siècle : industrialisation, développement du rail, exode vers les villes et essor des nouvelles technologies.
Son père, fils de cultivateur, incarne cette génération de transition. Malgré de brillantes dispositions scolaires, il doit renoncer à poursuivre ses études faute de moyens et entre très jeune dans la vie active. Mobilisé en 1914, il passe quatre années dans les tranchées, expérience dont il ne parlera jamais. À son retour, une opportunité familiale lui permet de reprendre un commerce de grains à Aurillac, assurant à sa famille une stabilité nouvelle.