Un sonnet...
Je regarde le ciel qui jette à ma fenêtre
Un rayon familier du tout nouveau soleil ;
Je vois au loin, là bas où les moutons vont paître,
Comme un parfum monter de l’horizon lointain.
Un sonnet...
Je regarde le ciel qui jette à ma fenêtre
Un rayon familier du tout nouveau soleil ;
Je vois au loin, là bas où les moutons vont paître,
Comme un parfum monter de l’horizon lointain.
Le temps est ce qui passe. Le temps est ce qui passe quand rien ne se passe. Jean Giono
C’était le premier samedi d’avril après le virus. Un de ces matins à l’entrée du printemps, où le soleil émergeait dans une aube limpide et donnait à entrevoir les longues journées estivales àparesser sur le balcon.
Nous traversions le fameux confinement qui pétrifiait chacun face à soi-même. Troisième semaine sans sortir. Certains n’y tenaient plus. Pour moi, ce n’était que train-train habituel.
Ce samedi-là donc, j’étais prêt à me couler dans ma petite place douillette près des bambous, avec l’espoir de chauffer ma vieille couenne sous des rayons que j’espérais ardents.
Qui aurait pu penser il y a encore peu de temps qu'un cataclysme portant le joli nom de virus couronné mettrait ainsi à genou la terre entière. De joli, il n'a en effet que le nom, cet ennemi invisible et sournois. Est-ce un signe du destin pour que, un siècle après, une pandémie succède ainsi à une autre ? Mon seul désir, à ce jour, est que celui-là fasse moins de victimes que son prédécesseur !
L'appel de la montagne...
C’est une certitude : bientôt, je gravirai à nouveau nos Monts d’Auvergne, entre pierres grises, gentianes squelettiques et terres brunes ! Le vent effacera probablement l’empreinte lourde laissée dans la poussière des sentiers par les semelles de mes chaussures. Fidèle à ses habitudes, la montagne gardera ses mystères.
Pourtant, une fois encore, j’irai et je m’interrogerai. Comment évoquer ces hauteurs d’ici qui sont, ni vraiment des mamelons, ni vraiment des aiguilles ? Comment décrire leurs lignes, entre verticalité et inclinaison, entre douce rondeur et fausse concavité ? Comment chanter la lumière changeante qui les caresse et descend peu à peu suivant la course du soleil vers les vallées profondes ? Comment parler des villages, ces lambeaux de vie accrochés au plus profond des basaltes, dans lesquels les hommes et les femmes s’engagent pour leur devenir ?
Les mots du confinement...
Des mots qui d’un coup nous submergent, traversent nos mémoires, remplissent notre quotidien.
Des mots qu’on connaissait, ou pas, qu’on avait oubliés, qu’on croyait perdus.
Des mots pour traduire l’innommable, l’impensable, l’insoutenable, l’inhumain.
Des mots pour espérer, tenir, réfléchir, inventer, se reconstruire.
Des mots pour remplacer ce lien social qui nous manque tant.
Le bon côté du confinement…
Bientôt 3 semaines que ce foutu confinement a démarré… Une semaine après nos vacances !
Autour de moi, beaucoup ne prenaient pas la chose très au sérieux... C’était plus pour les gens des villes !!! L’inquiétude me gagne pourtant rapidement. Pour mes parents, plus tous jeunes ! Pour ma famille…
Je mesure très vite la chance que j’ai de vivre en Auvergne, dans un tout petit village. Ici, on ne remarque pas bien les voitures qui ne circulent plus, les gens qui ne travaillent plus, qui ne sortent plus...
Rester à la maison sans être en vacances. Il faut maintenant ‘’télétravailler’’… pas évident quand on enseigne la musique !!!
Extrait du journal d’une confinée...
Dimanche 22 mars 2020
Le soleil se couche sur Paris, les heures de cette journée se sont égrenées dans une ville endormie ou pour une fois le chant des oiseaux couvrait celui des autos.
Entre deux immeubles, j’entrevois le ciel et ses lueurs rouges, signe s’il en fallait un, que demain la journée sera belle. Notre moral fluctue au rythme des statistiques. Lueur d’espoir en Italie où l’on observe une diminution du nombre de nouveaux cas, lueur d’espoir en Chine où les habitants commencent à sortir après deux longs mois d’hibernation.
Journal d’une confinée...
Lundi 16 mars : Je traîne dans mon appartement, en me demandant comment la situation va évoluer… Quand mon cousin Paul, le vigneron, m’appelle. « Je suis en Haute-Loire avec ma sœur, tu fais quoi toi ? » Comment ça je fais quoi ? Je ne comprends pas tout de suite. Il m’explique que la situation risque de se détériorer et que, peut-être, d’ici quelques jours ou même ce soir nous allons devoir nous confiner encore plus. La grande question s’installe alors dans ma tête, est-ce que je rentre en Auvergne ? Dans mon cerveau se jouait une comédie dramatique ou le rôle principal n’arrivait pas à se décider, dans l’urgence, de ce qui était mieux pour elle !
Confinement au balcon...
C’était à Paris, comme un long dimanche d’août qui n’en finissait pas …
J’étais sur mon balcon et je regardais la ville.
Malgré le soleil glacial qui illuminait la Capitale, Paris avait revêtu son masque de tristesse.
Un silence inhabituel envahissait les rues quasi désertes. Les gens qui se croisaient s’évitaient, pensant à respecter la « distanciation sociale ». L’angoisse était palpable.
Désormais, le coronavirus ou Covid 19 était devenu le nouveau maître du Monde, dictant ses cruelles volontés.
Jean-Luc AUBARBIER : « Guide secret de l’Auvergne ». Editions Ouest-France
Françoise BESSE : « Les loups de Saint-Chély » Ed. du Bord du Lot
Franck BOUYSSE : « Né d’aucune femme » Ed. La Manufacture de livres
Bruno BOY (Jean-Marie BRUGERON) : « Entre noir et blanc » Ed. Librinova
Yves CARCENAC : « Les amants de Privezac » (2019) Ed. du Bord du Lot
Simone CHANET-MUNSCH : « 36 Quai des Arvernes » Ed. Charoumu
Pauline COLLANGE : « Carnet de rivages, reflets d’Allier ». Ed. Revoir
Cécile COULON : « Une bête au paradis » Ed. L’Iconoclaste
Dominic DERNIS : « Coins et recoins du Cantal ». Ed de la Châtaigneraie
Jean-Louis DUCOING : « Jean-Baptiste Collet (1762-1843) : peintre parisien, peintre auvergnat » Ed. Revoir
Michel FABRE : « un facteur pas comme les autres » Editions Lucien Souny
Henry-Noël FERRATON : « les amants du Bès ». Ed. Revoir
Claude FRIED : « Le troubadour d’Occitanie : André Roques ». Ed. du Bord du Lot
HEP (Hervé PINGET : « Cantal où ? » Ed. de la Châtaigneraie
Valentine KALFON-DELPONT : « Baïlero » suite cantalienne : Tome 2 » Ed. de la Châtaigneraie
Valentine KALFON-DELPONT et Philippe AGOPIAN : « Un autre regard sur la Châtaigneraie : autour de Maurs-La-Jolie » Ed. de la Châtaigneraie
Alain LEBRUN : « La fille de Fresselines ». Ed. Marivole
J.P LOMBARD : « Une poignée de terre » Ed. du Bord du Lot
Olivier MERLE : « Libre d’aimer ». Xo Editions
Pierre MOULIER : Dictionnaire passionné et impertinent du Cantal » Ed. de la Flandonnière
René PAGIS : « La terre de Jeantou ». Editons De Borée Collection Roman
Josiane PINEL-DEBRIS : « Carnet de jardins et cabanes ». Imp. Decombat
Odile SERGUES : « Catinou » Ed. de la Flandonnière
Jean-Guy SOUMY : « Le voyageur des Bois d’en Haut » Ed. Presses de la Cité Coll. Terres de France
Corine VALADE : « L’arbre des oublis ». Editons De Borée
Hortense et Benjamin VAURS : « Correspondance.1914-1919 ».Textes réunis, établis et présentés par Clothilde Loubatières Ed. de la Flandonnière
Françoise BESSE : « La fiancée du barrage » Ed. du Bord du Lot
Ludivine BOURDUGE : « Le Puy de Dôme : une affaire de familles. Ed. Revoir
Henry-Noël FERRATON : « le sang des Palhas » Ed. La clé du chemin.
Pierre GENESTE : « la vie est toujours vécue dans l’attente d’une histoire d’amour ». Ed. L’Astre bleu
Florence ROCHE : « Philomène et les siens » Ed. Calmann-Lévy. (Coll. France de toujours et d’aujourd’hui)
Azelma SIGAUX : « Absurditerre ». Ed. Rebelle
Bernard SOULIER : « Les ruches étaient en deuil » Ed. de la Flandonnière
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La Ligue Auvergnate et du Massif-Central est une confédération internationale des associations originaires du Massif-Central créée en 1886. Elle a été fondée par Louis Bonnet pour défendre et unir les Auvergnats de Paris. Contact mail : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
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